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:: jeudi, le 16 mars 2006
Cartographie de la RDC, journée scientifique au
CEDESURK
Le 14 mars 2006, le CEDESURK a
accueilli les cérémonies de remise officielle des cartes des
parcs congolais du patrimoine de l’humanité et des cartes
nationales de la RD Congo
A l’issue d’un panel interministériel organisé à
Kinshasa en septembre 2003 lors d’un atelier du projet
« Système de Gestion d’Informations pour les Aires
Protégées - SYGIAP » financé par la Politique
Scientifique Fédérale, des besoins cartographiques importants
ont été identifiés pour la RD Congo. Dès décembre 2003, un
panel d’experts de l’Institut Géographique Congolais, de
l’Institut Géographique National de Belgique, du Musée royal
de l’Afrique centrale, de l’Université de Gand et de
l’Université catholique de Louvain ont proposé une nouvelle
norme cartographique pour la RD Congo compatible avec le
système global de positionnement (GPS).
Sur base des collaborations multiples et
d’acquis scientifiques récents dans le domaine de la
télédétection spatiale, l’équipe de recherche en géomatique de
l’Université catholique de Louvain a rassemblé l’ensemble des
données cartographiques sur le territoire de la RD Congo. Les
données numériques existantes ont été contrôlées mises à jour,
enrichies à partir de toutes les sources disponibles et
intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG).
Des informations originales ont été produites combinant les
techniques les plus récentes d’observation de la terre par
satellite et les connaissances de terrain de nombreux
collaborateurs nationaux et internationaux.
Aujourd’hui, deux cartes d’intérêt général
couvrant l’ensemble du territoire national ont été finalisées.
La nouvelle carte nationale au 1 :2 000 000 comprenant toutes
les informations cartographiques de base (route, ville et
village, rivières, infrastructure, ...) devrait permettre
d’appuyer les politiques nationales dans de multiples
domaines. Une carte d’occupation du sol au 1 :3 000 000
représente l’utilisation actuelle du territoire ainsi que la
diversité des formations végétales existantes.
Cette séance du 14 mars de remise officielle
de ces cartes nationales a été également une opportunité
unique d’établir les bases d’une concertation
interministérielle pour une cartographie nationale cohérente
et réfléchir avec tous les acteurs Congolais sur le futur des
activités cartographiques au Congo.
Le projet SYGIAP
En 2002, en partenariat avec l’UNESCO et à la
demande de la RD Congo, la Politique Scientifique Belge, a
décidé d’assister l’Institut Congolais pour la Conservation de
la Nature (ICCN) dans ses missions (i) de protection et de
conservation des espèces et des écosystèmes menacés et (ii) de
maintien des connaissances sur l’état de préservation des
aires protégées du Congo. Elle a donc pris en charge la
totalité du financement d’un projet de 4 ans pour la
« Mise en place d’un système de gestion d’information et
de cartographie pour la sauvegarde des sites congolais du
Patrimoine mondial ».
L’objectif général de ce projet est de
rassembler et d’intégrer tous les documents cartographiques et
les connaissances écologiques nécessaires à un suivi et une
gestion durable des 5 sites naturels du patrimoine mondial
présents en RDCongo : la Réserve de faune à okapi et les
Parcs nationaux de la Salonga, de Garamba, des Virunga et de
Kahuzi Biega.
Une équipe pluridisciplinaire de scientifiques
appartenant aux universités de Louvain-la-Neuve (Université
catholique de Louvain - UCL) et de Gand (UGent) a été mandatée
pour collaborer à l’établissement d’un cadre de gestion des
informations géographiques et de contribuer activement à sa
mise en œuvre à travers la formation du personnel et la
production de cartes de référence pour les 5 sites congolais
du patrimoine mondial.
Grâce à la collaboration effective de
nombreux partenaires les données géographiques existantes ont
été rassemblées, contrôlées et actualisées. Elles constituent
une référence unique pour les aires protégées et la RDC et
forment l’ossature du « Système pour la Gestion des
Informations sur les Aires Protégées - SYGIAP » à
laquelle vont progressivement venir se greffer les données
externes de recensement de population, de faune, de flore,
etc.
L’ICCN a décidé d’établir une structure
décentralisée pour la gestion des données géographiques. Cela
implique un renforcement des capacités techniques de son
personnel pour répondre localement aux exigences que
l’installation d’un tel système implique. A cet effet, des
sessions de formation à l’utilisation des SIG ont été
organisées au Congo. En 2006 les sessions de formation se
poursuivent avec l’aide de tous les partenaires impliqués. |